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Près de 4 millions de chômeurs en France

Le nombre de demandeurs d’emploi n’en finit plus d’augmenter. Il a progressé de 1,2% en septembre, soit 44.900 inscrits de plus par rapport au mois précédent. Le pire est devant nous.La progression du chômage ne connaît pas de répit en France.

Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Emploi, il a frôlé la barre des 4 millions en septembre. En incluant les DOM-TOM, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi, avec ou sans activité réduite et tenus de rechercher un emploi, a atteint en effet 3.972.400 à la fin du mois dernier. En restant dans l’hexagone, toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs a crû de 44.900 (+1,2%) par rapport au mois d’août, mois où il avait également progressé sensiblement (+32.200 par rapport à juillet). Désormais, on dénombre ici 3.745.200 inscrits au total, c’est-à-dire en englobant tous ceux qui sont « tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi » (avec ou sans activité réduite et hors chômage partiel).

Quant à ceux figurant dans la catégorie A (personnes sans aucune activité et disponibles immédiatement) sur laquelle le gouvernement base chaque mois sa communication, ils étaient 2.574.900 à la fin septembre, soit une hausse de 0,8% (+21.600 sur un mois) et de 25,1% sur un an. Et encore, les chiffres auraient pu être pire si les « cessations d’inscription pour défaut d’actualisation » de dossier n’avaient pas explosé (+3,1% sur un mois) et représenté 43% des motifs de sortie de Pôle Emploi à la fin septembre, donc des statistiques. Et ce alors que, sur la période, les sorties des fichiers pour reprise d’emploi déclarée baissaient de 1% et le nombre d’offres d’emplois durables (plus de six mois) collectées par Pôle Emploi régressait de 1,6% sur un mois (-16,9% sur un an).

Dans un communiqué, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, se félicite malgré tout « que la dégradation de l’emploi [ait] ralenti significativement depuis le début de l’année, en particulier pour les jeunes ». Or, si le nombre de jeunes de moins de 25 ans au chômage n’a progressé « que » de 0,1% sur un mois dans la catégorie fétiche du gouvernement (A), ce nombre sur un an a connu une hausse 30,2%, et même de 40,4% pour les seuls hommes de moins de 25 ans. Pour le reste, la ministre constate « que la situation du marché du travail reste difficile » que « les effets de la crise (…) se poursuivent », avant de prévenir, que « la tendance à la dégradation de l’emploi devrait se poursuivre plusieurs trimestres, car même une reprise graduelle de l’activité ne se traduira pas par un repli immédiat du chômage ». Le Premier ministre, François Fillon, a affirmé de son côté que « tant que nous n’avons pas retrouvé une croissance supérieure à 2%, entre 2 et 2,5%, il est très difficile de reconstruire de l’emploi », sachant que le projet de budget 2010 a été bâti sur une hypothèse de croissance de +0,75%.

Autrement dit et comme le souligne l’office français des conjonctures économiques (OFCE), « le plus dur est devant nous » le retour de la croissance s’annonçant des plus « précaire » l’an prochain. L’organisme table sur un taux de chômage à 10,6% de la population active fin 2010 contre 7,8% fin 2008, soit « la plus forte progression observée au cours des 25 dernières années » entraînant dans son sillage la destruction de 700.000 emplois marchands supplémentaires. Et, pour FO, le risque d’une reprise sans emploi est plus que jamais à redouter.

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