Partager l'article ! Que serait la république sans les moyens de la république?: À l’occasion de son discours devant le Congrès à Versailles, le président de ...
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Emploi, formation professionnelle, protection sociale, convention collective, statut… toutes ces questions sont au cœur de votre vie
quotidienne. Pour être efficace, il faut être informé, et il faut s’organiser, parce que c’est unis que l’on peut se faire entendre et respecter.
Votre avenir, celui de vos enfants, sont liés aux droits collectifs et individuels ainsi qu'au respect des droits sociaux qui sont les fondements effectifs des valeurs républicaines : le
Code du travail, la sécurité sociale, l'Enseignement et les Services Publics.
Alors pour les défendre, pour ce défendre,, mais aussi pour acquérir de nouveaux droits, pour plus de solidarité, prenez votre avenir en main !
FO : des femmes et des hommes libres dans un syndicat libre.
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À l’occasion de son discours devant le Congrès à Versailles, le président de la République a d’abord tenu à rappeler
l’importance de la république, de ses valeurs, du modèle social français né du Conseil national de la Résistance, de la nécessité de lier progrès social et progrès économique. Ces rappels sont
évidemment positifs. Le seul problème, et ce n’est pas le moindre, c’est que la politique économique et sociale mise en œuvre est contradictoire avec ces mêmes principes républicains, elle y est
même attentatoire sur plusieurs points.
Ainsi, évoquer le recul de l’âge de la retraite (ce qui exclut toute nouvelle répartition des richesses), couvrir la chasse aux arrêts de travail avec des médecins privés payés par les
employeurs, banaliser le travail le dimanche, ne pas parler d’une grande réforme fiscale, autant d’éléments qui s’inscrivent dans un «contre-progrès social», et qui ne visent qu’à accroître les
inégalités sociales.
Il en est de même quant à la présentation des trois déficits. Le premier («le mauvais») serait le déficit existant avant la crise (50 milliards d’euros). Il faudrait le réduire rapidement. Cela
justifie (voire sert à accentuer) la Révision générale des politiques Publiques (RGPP), la réduction des dépenses publiques et sociales, la remise en cause de services publics, la réduction des
effectifs. Autant d’atteintes fondamentales aux principes et valeurs républicains.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le gouvernement veut faire voter le projet de loi dit de mobilité qui autorisera le licenciement de fonctionnaires, remettant ainsi en cause le principe
républicain de neutralité de la fonction publique. Nos camarades fonctionnaires ont donc raison d’appeler à la grève le 2 juillet. En effet, il suffira demain à l’État de décider de fermer un
service, de proposer trois mutations et de licencier le fonctionnaire en cas de refus. Ce projet de loi va obligatoirement de pair avec la réduction de la sphère publique.
Le deuxième déficit est celui lié à la crise (environ 60 milliards aujourd’hui). On le réduira avec les recettes de la croissance à venir! Sauf que la politique économique n’est pas génératrice
de croissance et qu’elle met sous pression le premier moteur de l’activité: la consommation. Celle-ci chute en effet, contrairement à ce qu’on nous dit. En témoigne la chute des recettes de TVA.
Il y a donc urgence, contrairement à ce que dit et fait le gouvernement, à soutenir la consommation par le pouvoir d’achat des salaires et des retraites.
Le troisième déficit est celui qui serait généré par l’emprunt. Nous n’avons pas d’objection de principe contre un emprunt, notamment pour préparer l’avenir (recherche, éducation, stratégie
industrielle par exemple). Mais ce doit aussi être l’occasion de consolider les services publics et sociaux, c’est-à-dire faire ainsi de cet emprunt un emprunt républicain. Cela concerne
notamment les retraites, la dépendance et la formation.
Tout cela pour dire qu’entre la république et le capitalisme libéral, il va bien falloir que les pouvoirs publics choisissent clairement. Les contradictions ne pourront pas durer, la
communication ne résistera pas aux faits. Nous ne lâcherons pas la proie pour l’ombre. Mettre les actes en conformité avec les déclarations, c’est aussi une urgence démocratique.