Partager l'article ! Choix de société, devoir de résistance: Trente mille suppressions de postes en 2009. Trente-cinq mille programmées pour 2010. ...
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Emploi, formation professionnelle, protection sociale, convention collective, statut… toutes ces questions sont au cœur de votre vie
quotidienne. Pour être efficace, il faut être informé, et il faut s’organiser, parce que c’est unis que l’on peut se faire entendre et respecter.
Votre avenir, celui de vos enfants, sont liés aux droits collectifs et individuels ainsi qu'au respect des droits sociaux qui sont les fondements effectifs des valeurs républicaines : le
Code du travail, la sécurité sociale, l'Enseignement et les Services Publics.
Alors pour les défendre, pour ce défendre,, mais aussi pour acquérir de nouveaux droits, pour plus de solidarité, prenez votre avenir en main !
FO : des femmes et des hommes libres dans un syndicat libre.
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Trente-cinq mille programmées pour 2010.
La fonction publique d’État, tel un iceberg, est en train de fondre.
Ce n’est pas tant les économies attendues et mises en avant qui comptent, mais la volonté du gouvernement –avant comme pendant la crise– de remettre en cause le rôle et la place des services
publics. Qu’il s’agisse de l’hôpital public, de l’Éducation nationale, de la concurrence et de la répression des fraudes, des services de l’équipement ou d’autres services publics, les
restrictions sont à l’ordre du jour.
Le vote par le Sénat, après l’Assemblée nationale, de la loi HPST (Hôpital, patient, santé, territoires) en est un exemple éclairant.
La mise en place des agences régionales de santé (ARS) et la volonté conjointe de gérer l’hôpital public comme une entreprise privée (ce qui fut amorcé avec la tarification à l’activité)
conduisent ainsi l’État à prendre le contrôle et la tutelle sur l’ensemble du système (hôpital, médico-social et assurance-maladie).
Ainsi, contrairement aux engagements du président de la République, les ARS contracteraient directement avec chaque caisse primaire d’assurance-maladie. Certes, les programmes nationaux seraient
négociés entre l’État et l’assurance-maladie, mais leur application et leur mise en œuvre seraient du ressort des préfets sanitaires que seront les ARS.
On en arrive à un schéma proche de Pôle emploi. La Caisse nationale d’assurance-ma-ladie (comme l’UNEDIC) existerait encore mais sans responsabilité directe sur les caisses primaires
d’assurance-maladie.
Il faut en quelque sorte que nulle résistance ne puisse s’exprimer face à la décision d’un État omnipotent. Encore une fois, c’est la logique Étatisation-Privatisation qui est en œuvre.
Ce sont aussi autant de garanties qui s’amenuisent, s’agissant du nombre de caisses primaires d’assurance-maladie sur le territoire.
Cette volonté systématique de restreindre ou de supprimer des services publics –ou de vouloir les gérer comme des entreprises privées– conduit progressivement à renier les principes républicains
dont celui de l’égalité de droit.
Qui plus est, cette volonté n’est pas affichée. Les objectifs ne sont pas débattus. Sinon pourquoi avoir refusé –après l’avoir accepté– un grand débat sur le rôle et les missions du service
public dans notre république?
On ne joue pas impunément avec les valeurs et principes républicains. La France n’est pas l’Amérique, disait-on. Elle a su historiquement mettre en place un système où l’égalité de droit et la
solidarité étaient une exigence universelle et étaient souvent enviées. C’est ce qui permet aujourd’hui, par exemple, de parler d’amortisseurs sociaux importants pendant la crise. Certes, tout
n’est pas parfait, mais les ratés sont aussi le fruit de plus de vingt ans de politiques économiques basées sur le triptyque Privatisation-Déréglementation-Libéralisation.
Derrière tout cela, c’est un choix de société qui est posé. Va-t-on vouloir encore copier le modèle anglo-saxon au moment où celui-ci prend l’eau?
Parmi les fondamentaux de la CGT-Force Ouvrière, outre l’indépendance, la liberté et la démocratie, figure aussi un attachement viscéral aux principes républicains. Dans ces conditions, défendre
ces principes devient un devoir de résistance.