Partager l'article ! Allocation Equivalent Retraite: Un exemple parmi d’autres: l’allocation Équivalent retraite (AER) Jusqu’au 1er janvier 2 ...
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Emploi, formation professionnelle, protection sociale, convention collective, statut… toutes ces questions sont au cœur de votre vie
quotidienne. Pour être efficace, il faut être informé, et il faut s’organiser, parce que c’est unis que l’on peut se faire entendre et respecter.
Votre avenir, celui de vos enfants, sont liés aux droits collectifs et individuels ainsi qu'au respect des droits sociaux qui sont les fondements effectifs des valeurs républicaines : le
Code du travail, la sécurité sociale, l'Enseignement et les Services Publics.
Alors pour les défendre, pour ce défendre,, mais aussi pour acquérir de nouveaux droits, pour plus de solidarité, prenez votre avenir en main !
FO : des femmes et des hommes libres dans un syndicat libre.
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Jusqu’au 1er janvier 2009, les chômeurs dits seniors ayant moins de 60 ans mais ayant déjà acquis leurs 160 trimestres de cotisation pouvaient vivre dignement en attendant de pouvoir liquider
leur retraite dès leur 60e anniversaire.
Lorsqu’ils avaient épuisé leurs droits à l’assurance-chômage, ils bénéficiaient d’une allocation payée par l’État (l’allocation équi-valent retraite, AER) leur garantissant jusqu’à 60 ans un
revenu décent, environ 1 000 euros par mois.
Or, cette allocation a été supprimée. Aujourd’hui, la même personne «tombe» donc à l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou au revenu minimum d’insertion (RMI), c’est-à-dire à environ
400 euros par mois! Suppression décidée à l’époque pour faire des économies et... pour prétendument favoriser l’emploi des seniors.
Le problème c’est que celui-ci, non seulement ne s’est pas amélioré, mais se détériore avec la crise.
C’est pourquoi, au nom de la justice dont on nous parle tant, Force Ouvrière réclame la remise en place de l’AER.
Sur les bases de 2008, environ 65 000 personnes étaient concernées.
Nous avons présenté cette revendication au gouvernement lors de la préparation du «sommet social» du 18 février et l’avons confirmée au président de la République le 18 en question.
Pour le moment, toujours pas de réponse.
Force Ouvrière n’entend pas en rester là. Nous avons lancé une pétition pour le rétablissement de l’AER (à lire et à signer sur le site de FO: www.force-ouvriere.fr/aer) et nous ne
lâcherons pas.
C’est là un exemple, parmi d’autres, révélateur de l’injustice sociale qui prévaut actuellement.
On ne compte plus les milliards injectés dans l’économie, on cherche les milliards injectés dans le social.
C’est aussi ce que nous dirons haut et fort le 19 mars 2009, en faisant grève et en manifestant sur tout le territoire.
En Guadeloupe les accords ont été signés, l’un avec les représentants de l’État sur les dispositions relatives notamment aux prix, l’autre sur un accord salarial.
Ce dernier n’a pas été signé par toutes les organisations patronales.
Sachant que la représentativité exigée pour les syndicats ne l’est pas pour le patronat, cet accord est donc valable.
Il convient maintenant qu’il soit étendu par le gouvernement pour qu’il s’impose dans toutes les entreprises en Guadeloupe.
C’est cela aussi la République sociale: étendre les accords pour que tous les salariés en bénéficient et ne pas créer par la même occasion de concurrence déloyale entre les entreprises.
Avec son Union départementale, la Confédération a donc demandé la réunion de la commission nationale compétente, celle-ci aura lieu le 20 mars.
Il convient également que les mêmes dispositifs puissent s’appliquer dans les autres DOM.
Certes, tout n’est pas réglé. Il faut sérieusement s’attaquer maintenant à diminuer l’écart important des prix par rapport à la métropole (30 à 40%), ce qui passe par une restructuration complète
du circuit économique dans les DOM.
La République n’a qu’un territoire sur lequel la liberté, l’égalité et la fraternité ne doivent pas seulement figurer aux frontons des mairies, mais avoir une existence réelle et un respect
concret.
C’est aussi cela la République unie et indivisible.