Mercredi 27 mai 2009
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Trente mille suppressions de postes en 2009.
Trente-cinq mille programmées pour 2010.
La fonction publique d’État, tel un iceberg, est en train de fondre.
Ce n’est pas tant les économies attendues et mises en avant qui comptent, mais la volonté du gouvernement –avant comme pendant la crise– de remettre en cause le rôle et la place des services
publics. Qu’il s’agisse de l’hôpital public, de l’Éducation nationale, de la concurrence et de la répression des fraudes, des services de l’équipement ou d’autres services publics, les
restrictions sont à l’ordre du jour.
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Par Force Ouvrière Santé Mayenne
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Mardi 26 mai 2009
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Sur fond de crise et de hausse « vertigineuse » du chômage, souligne FO, le gouvernement maintient néanmoins son programme de suppressions massives
d'emplois dans la fonction publique de l'État d'ici à 2010. Quitte à menacer les capacités d'action publique de l'Etat. Les mesures inhérentes à la « Révision générale des politiques
publiques » (RGPP) visent la baisse des dépenses publiques. Selon la règle du « non-remplacement d'un agent sur deux partant à la retraite », prônée dès son élection par le
président de la République, M. Sarkozy, cela conduirait donc en 2010 – considérant les 68 500 départs naturels en retraite – à près de 34 000 pertes d'emplois pour une « économie »
budgétaire attendue de 956 millions d'euros. Après 11 000 postes supprimés en 2007, 23 000 en 2008 et 30 600 en 2009, le gouvernement passe « un cran supplémentaire », « campe dans
sa réduction dogmatique », et c'est « inacceptable », s'indignent les fonctionnaires FO (FGF FO), qui réitèrent « solennellement » la demande de moratoire sur les
suppressions d'emplois.
« PAS DE DÉPENSES PÉRENNES »
« Face à l'explosion du chômage, aucun employeur public, surtout pas l'État, ne doit esquiver ses responsabilités », appuyaient dès la mi-avril huit
fédérations de services publics, dont F0, rappelant qu' « en bout de chaîne ce sont soit des personnels recrutés à titre précaire, soit des jeunes en fin de formation qui vont se
trouver sans emploi ». Peu importe au ministre du Budget, des Comptes et de la Fonction publique, M. Woerth, qui ose le lien entre « suppressions » d'emplois et
« modernisation » et, mettant à profit la conjoncture, affirme qu' « on ne résout pas une crise en créant des dépenses pérennes pour trente ans ». Une manière d'indiquer
que le caractère statutaire de l'engagement par l'État d'assumer budgétairement la carrière de l'agent (traitement-salaire puis pension) est une charge dont il faudrait se délester. Précariser
l'emploi des agents au nom d'un désendettement des comptes publics ? Au-delà d'un risque d'aggravation du chômage, la méthode est paradoxale. Fragiliser la fonction publique reviendrait à priver
les citoyens-usagers d'une protection républicaine en matière de solidarité et d'égalité de droits. Deux notions qui ont plus que jamais leur raison d'être en cette « crise ».
Par Force Ouvrière Santé Mayenne
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Lundi 25 mai 2009
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La succession des manifestations n'a pas conduit le gouvernement et le patronat à répondre aux revendications.
Si l'objectif est d'obtenir satisfaction, il est donc indispensable d'accentuer la pression.
Elémentaire mon cher Watson.
D'où la proposition de la "CGT-Force Ouvrière" aux autres organisations syndicales : un appel commun à 24 heures de grève franche, interprofessionnelle.
Refus public de le CFDT (ce qui n'est pas une surprise) ; refus tout net, même s'il n'est pas public, de la CGT.
Pourquoi ?
Y aurait-il une gestion partagée de l'agenda social avec le pouvoir ?
Faire des manifs sans trop inquiéter l'Elysée, qui n'aura alors pas à répondre aux revendications.
En quelques sorte, quelques mois de gagnés pour le gouvernement et le patronat ; et quelques mois de perdus pour les travailleurs.
D'où, vraisemblablement, le caractère dit responsable de certains syndicats. En d'autres temps, le terme d'"opposant raisonnable" fut utilisé.
Parce que l'unité d'action est un espoir pour les travailleurs, mais parce qu'elle n'est pas dupe de ces jeux en coulisses, Force Ouvrière a décidé de faire entendre sa différence, expliquant
publiquement ce qui nous apparaît utile et nécessaire pour les travailleurs. Comme on dit, l'unité d'action n'est pas un steeple-chase syndical ; c'est un outils, non une fin en
soi. C'est à dire qu'on se donne ensemble les moyens d'obtenir satisfaction, mais on ne fait pas semblant.
Le syndicat est un outil à la disposition des travailleurs, non un frigidaire de leurs énergies.
En septembre, les faux-semblants ne pourront plus avoir cours. Les faits seront têtus.
Par Force Ouvrière Santé Mayenne
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Vendredi 22 mai 2009
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À propos de cette grave crise du capitalisme, chacun, libéral ou social-démocrate, s'accorde à dire que le modèle républicain à la française permet d'atténuer la
gravité de la situation économique et sociale face aux méfaits de l'apocalypse vécue par tant de salariés et leurs familles, par comparaison avec ce qui se passe dans le reste de l'Europe et du
monde.
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Par Force Ouvrière Santé Mayenne
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Jeudi 26 mars 2009
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16:05
Comme cela avait été prévu, les organisations syndicales se sont retrouvées pour la 8ème fois ce vendredi 20 mars, au lendemain de la journée de grèves et manifestations.
La délégation FORCE OUVRIERE était composée de Michelle BIAGGI et de René VALLADON.
L’« intersyndicale » a naturellement dressé le constat que l’ampleur inédite des manifestations
ne pouvait que conforter les salariés dans leur volonté d’amener le gouvernement et le patronat à apporter des réponses précises aux revendications exprimées.
L’annonce par l’Insee de l’aggravation de la crise et notamment de l’augmentation du nombre de
licenciements d’ici l’été, souligne d’autant plus « l’urgence sociale ».
La discussion entre les organisations syndicales a été particulièrement tendue dans la mesure où la CGT
notamment entendait imposer une « journée nationale des bassins d’emplois » (sic !), alors même qu’une majorité d’organisations (dont naturellement FORCE OUVRIERE) avait déclaré
refuser toute journée nationale à répétition (« saute-mouton ») qui n’aurait conduit qu’à affaiblir le rapport de force actuel.
De plus, certaines organisations (dont FO avec le CCN) souhaitaient légitimement, compte tenu du caractère
exceptionnel de la situation économique et sociale, consulter leurs instances avant d’arrêter précisément d’éventuelles nouvelles modalités d’action.
Comme, par ailleurs, aucune organisation syndicale ne peut aujourd’hui apparaître vouloir quitter
« l’intersyndicale », le compromis final a débouché sur le communiqué que vous trouverez ci-joint.
Naturellement, FORCE OUVRIERE, tout en appuyant l’unité d’action, entend préserver pour l’avenir sa totale liberté d’analyse et d’action, au niveau confédéral comme au niveau
local et des entreprises.
Par Force Ouvrière Santé Mayenne
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