Les infirmiers(ères) de la fonction publique hospitalière avaient jusqu’au 31 mars 2011 pour exercer leur droit d’option en faveur d’un reclassement en catégorie A. Ce droit d’option était assorti d’une contrepartie inacceptable : perdre la catégorie active !
Environ 50% des IDE ont choisi la catégorie A selon les premiers chiffres transmis par nos syndicats FO.
Pour FO, différentes raisons expliquent ce faible taux.
- Les IDE n’ont pas admis que cette possibilité de départ anticipé reconnaissant la pénibilité de leur travail soit supprimée. Ainsi l’objectif du gouvernement de garder plus longtemps les personnels infirmiers en fonction aura fait long feu ! L’attachement à la catégorie active reste ancré chez les personnels. FO continue de revendiquer son rétablissement.
- De grandes difficultés d’accès aux informations et plus particulièrement aux simulations de retraites ont été constatées. Le simulateur de la caisse de retraite n’a été opérationnel que tardivement (mi février) et de manière discontinue. Les personnels des DRH ont rencontré beaucoup d’obstacles pour répondre aux demandes des IDE.
La profession infirmière attendait une réforme ambitieuse, une reconnaissance parallèlement à l’évolution de la formation initiale s’inscrivant dans le dispositif Licence Master Doctorat.
De plus, au-delà de ces questions de reclassement et de formation, FO considère que l’amélioration des conditions de travail et d’exercice professionnel avec l’augmentation des effectifs constitue une autre priorité essentielle. D’autant que les hôpitaux attestent une progression des départs des personnels soignants insuffisamment compensée par les recrutements (confirmé dans la publication d'avril par le DGOS de la "synthèse annuelle des données sociales hospitalières" de l'année 2008).
Les pouvoirs publics doivent y apporter des réponses par le rétablissement de la catégorie active, la création des postes nécessaires, l’amélioration des rémunérations et des déroulements de carrière.
