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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 11:39

Monsieur Xavier BERTRAND

Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé

 

Monsieur le Ministre,

 

Dans un courrier daté du 17 Mai 2011, je vous indiquais l’attente forte de la profession infirmier concernant la problématique de l’Ordre Infirmier.

 

Depuis plusieurs semaines, nous constatons une recrudescence de courriers des CDOI (Conseils Départementaux de l’Ordre Infirmier) d’une part en direction des établissements hospitaliers, d’autre part en direction des personnels infirmiers, en proférant intimidation et menaces de poursuites pour exercice illégal de la profession, de risque de signification par voie d’huissier et de poursuites judiciaires.

 

Cette situation exacerbe une tension entre les directions d’établissement de Santé et leur personnel infirmier.

 

Il s’avère aujourd’hui que les personnels Infirmiers reçoivent de leur direction des courriers leur enjoignant de s’inscrire à l’Ordre des Infirmiers et à payer la cotisation. Il leur est signifié que l’absence de cette formalité place le salarié et son employeur dans une situation potentiellement risquée par rapport à la couverture assurantielle, et ceci, suite aux pressions multiples et répétées de l’Ordre Infirmier, celui-ci indique également son intention d’engager des poursuites pour exercice illégal de la profession.

 

Monsieur le Ministre, la situation doit évoluer, sous peine de créer une véritable fracture dans la profession. En effet, les professionnels en fonction restent profondément ancrés dans leur refus de l’Ordre professionnel et de l’obligation de payer pour travailler.

 

Sauf à vouloir licencier 90 % des professionnels concernés, nous demandons qu’un terme soit mis aux « menaces » exprimées en direction des personnels infirmiers.

 

Pour force Ouvrière, il ne saurait être question qu’un professionnel ne soit inquiété du fait d’une non affiliation (pas plus que les employeurs hospitaliers).

 

Notre Fédération attend l’initiative permettant de répondre à notre requête.

 

Par ailleurs nous réitérons notre demande en faveur d’une disposition législative abrogeant l’Ordre ou, à tout le moins, dispensant les professionnels salariés de s’y affilier. Par contre si le décret consécutif à l’article 63 de la Loi HPST venait à être publié, l’inscription serait certes automatique, mais nous ne saurions accepter une cotisation obligatoire.

 


Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 12:50

Le nouveau Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) situé dans l'Essonne doit ouvrir à l'automne 2011. Dans un rapport publié en février 2011, la Chambre régionale des comptes avait qualifié le partenariat public-privé (PPP) de «formule juridique contraignante et financièrement aléatoire», ajoutant que ce choix retenu pour la construction du CHSF serait «très onéreux pour l'établissement».


Ce bâtiment de 110.000 m2 regroupera 7 établissements hospitaliers à Evry et Corbeil-Essonnes (Essonne). Il a donc été construit pour un coût énorme de 344 millions d’euros selon un PPP avec l’entreprise Héveil, une filiale d'Eiffage (qui a demandé 100 millions d'euros supplémentaires au CHSF). Un bail emphytéotique hospitalier lie les partenaires: le CHSF devra verser un loyer de 40 millions d'euros annuels à Héveil pendant trente ans, avant d'en devenir propriétaire! 

Or, d’ores et déjà, il manque 11 millions d'euros par an à l'établissement pour pouvoir s'acquitter du loyer. Et pourtant, ce CHSF n'est pas du tout fonctionnel: oubli d'une biberonnerie dans la maternité, sas qui s'ouvrent dans le mauvais sens, etc. car il a été construit dans la précipitation pour rentabiliser les coûts de construction. 

Il est évident que les surcoûts vont peser sur l'accueil des patients, sur les moyens, sur les conditions de soins et sur les personnels. Les autorités compétentes (Agence Régionale de Santé, direction de l’établissement, ministère de la santé, élus locaux) envisagent déjà d'ouvrir le CHSF au «secteur privé lucratif»! 

Cet exemple illustre comment le fait de gérer l’hôpital comme une entreprise et les soins comme des prestations à rentabiliser (buts assignés aux ARS) conduit à une médecine inégalitaire. En quelque sorte, on passe des 3P au 3V: le PPP induit une médecine à trois vitesses : ceux qui peuvent se soigner, ceux qui doivent repousser, et ceux qui ne peuvent déjà plus !

Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 13:35

Article paru dans FO Hebdo n°2990

 

La baisse de 35% à 30% du taux de remboursement des médicaments à vignette bleue est entrée en vigueur le 2 mai dernier, en application d’une mesure annoncée il y a plusieurs mois dans le cadre du budget 2011 de la Sécurité sociale. Une nouvelle vague de déremboursements qui ne va guère émouvoir les hauts revenus mais qui, une fois de plus, ne va pas inciter les plus défavorisés à se soigner, leur budget étant déjà bien entamé par les vagues successives de déremboursements. En tout, plus de 1.200 médicaments, représentant pourtant moins de 8% des remboursements, sont cette fois-ci concernés, dont le Spasfon, le Smecta, l’Advil, le Voltarène ou encore le Ketum, grands classiques des armoires à pharmacie familiales. 


Les vignettes bleues sont apposées sur les médicaments dont l’intérêt thérapeutique est jugé «modéré» par la Haute autorité de santé (HAS), organisme public à caractère scientifique et indépendant dont le président est cependant nommé par le chef de l’État. Placé en début d’année à la tête de la HAS, un homme de science, qui a présidé le conseil régional des Pays de la Loire, sous l’étiquette bleue de la majorité présidentielle, a fini par concéder, après plusieurs semaines, qu’il avait touché plus de 200.000 euros de la part des laboratoires entre 2008 et 2010. Le 27 avril dernier, le Conseil d’État a même carrément abrogé une recommandation de la HAS, ce qui est une première, pour non-respect des liens d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques. Pendant que l’on focalise sur l’affaire du Mediator, les affaires continuent. Mais heureusement, à la HAS, on se soigne: un groupe de travail a été constitué sur la question des conflits d’intérêts par l’agence sanitaire, avec notamment la publication d’un guide de... déontologie. Qui devrait sans doute accoucher d’une charte sans douleur.

 

Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 14:39


La confédération FORCE OUVRIERE condamne les suppressions massives de postes actuellement enregistrées dans les hôpitaux (10 000 entre 2008 et 2009, 15 000 entre 2009 et 2010 et 15 000 en 2011) et dans le secteur médico-social (5 000 suppressions).

 

Cette révision générale des politiques publiques (RGPP) masquée constitue une véritable« purge ». Elle va de pair avec la politique budgétaire imposée aux hôpitaux et aux établissements sociaux et médico-sociaux. Comme à l’Etat, elle s’accompagne d’une volonté de privatisation des missions publiques.

 

En effet, un amendement à la proposition de loi « Fourcade » modifiant certaines dispositions de la loi Hôpital Patient Santé et Territoire (HPST), prévoyait de faciliter l’attribution des missions de service public au secteur privé, en supprimant la condition de « carence » d’offre de soins publics, sur décision du directeur général de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (ARS).

 

Face aux réactions, le Ministère de la Santé a dû renoncer à présenter cet amendement.

 

FORCE OUVRIERE, prend acte de l’abandon de cet amendement. Pour autant, la

vigilance s’impose, d’autant qu’une circulaire de la Direction Générale de l’Organisation des Soins du 24 février 2011 évoque la même logique.

 

FORCE OUVRIERE qui condamne la loi HPST, s’oppose à toute privatisation des missions de service public des établissements de santé et exige le retour aux dispositions antérieures du Code de la santé qui stipulaient que les missions de service public relevaient de la seule compétence des hôpitaux publics et des établissements privés à but non lucratif participant au service public hospitalier (PSPH).

 

Les attaques portées contre l’hôpital public et ses personnels sont inacceptables.

 

Pour FORCE OUVRIERE, derrière ces suppressions d’emplois publics et les tentatives de privatisation du service public de la santé, c’est une fois encore la République sociale qui est attaquée.

Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 12:00


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