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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 16:48

En guise d’éditorial de Jean-Claude Mailly , Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 16 mai 2012

Retraites: FO presse François Hollande de tenir ses promesses


Le Parisien – Interview de Jean-Claude Mailly du 10 mai 2012.


François Hollande a promis aux syndicats d'inscrire dans la Constitution l'obligation de les consulter avant tout projet de loi. Y voyez-vous un gage de confiance?
Jean-Claude Mailly: Je n'en vois pas l'utilité. Le PS a-t-il peur de ne pas être à l'écoute des syndicats? Hormis certains domaines déjà délimités, le rôle des syndicats n'est pas d'être législateur à la place des parlementaires. Sinon cela s'appelle du corporatisme. Nous attendons surtout un dialogue social normal. Qu'on soit d'accord ou pas, il faut que ce soit plus serein qu'avec le président sortant. Autre erreur à éviter: avec Nicolas Sarkozy tout se traitait à l'Élysée, ce n'est pas bon, y compris en termes de démocratie. Il faut un Premier ministre avec de réels pouvoirs et un gouvernement avec qui l'on discute. Ce sont les deux points clés de la méthode de travail.

Le 23 mai, le nouveau président a rendez-vous à Bruxelles avec tous les dirigeants européens. Qu'en attend FO?
Nous verrons quelle sera la position de la France. Il y a deux options. Soit François Hollande tape du poing sur la table et demande de renégocier les traités européens. C'est la position que nous défendons. Soit, au nom de je ne sais quel réalisme, il accepte l'idée de faire quelques compléments au traité et inscrit de fait dans le marbre la politique d'austérité. Ça va être un événement clé. De ce qui va se décider le 23 mai à Bruxelles va découler ce qui se décidera après, pour la France notamment. J'annonce qu'en cas de référendum sur le traité tel qu'il est aujourd'hui, FO appellera à voter non.

L'état de grâce est-il terminé?
Oui, à cause du contexte général de crise. Il y a à la fois les attentes des salariés et les enjeux au niveau européen. Sur les marges de manœuvre budgétaires, c'est là que François Hollande va devoir faire des choix. Si l'on reste dans une logique de réduction des dépenses, ça risque de se tendre socialement. La fonction publique est à bout. Le 10 mai, les policiers FO doivent manifester. L'arrêt de la Révision générale des politiques publiques [NDLR: réduction des effectifs via le non-remplacement d'un agent sur deux, fusion des services, etc.] qu'a promis Hollande est une attente très forte de FO.

Avez-vous rencontré le président?
Non. Le plus tôt sera le mieux, car il y a toute une série de décisions qui vont être prises par le futur gouvernement par décret. Il faut des consultations assez rapidement, des réunions en face à face avec le président ou un émissaire, le temps qu'il y ait un gouvernement.

Que comptez-vous lui dire vis-à-vis des mesures d'urgence?
Concernant la retraite, il a été dit pendant la campagne que le droit à la retraite à 60 ans serait rétabli pour ceux ayant cotisé 41 ans. Comment va être calculée cette durée de cotisation? Avant d'être élu, François Hollande a indiqué que seules les périodes «cotisées», c'est-à-dire 41 ans travaillés effectivement, seraient retenues, excluant ainsi les périodes «validées». FO n'est pas d'accord. Quatre catégories de salariés vont être pénalisées: les femmes du secteur privé ayant élevé un ou plusieurs enfants et bénéficiant d'une bonification de deux ans; toutes les personnes ayant connu des périodes de chômage; tous les hommes ou femmes ayant eu un congé parental d'éducation; toutes celles qui ont eu un congé maladie ou un accident du travail de plus d'un an. Autrement dit, tous ceux qui ont eu des périodes heurtées ne seront pas retenus. Ce serait discriminant et injuste. Et cela pourrait être un des premiers accrochages avec le gouvernement.

Quelles sont les qualités requises pour le prochain ministre du Travail?
La fibre sociale, une bonne connaissance et une vision des syndicats et du patronat. Et pas que des contacts. Sinon, il va perdre du temps à comprendre. Quelqu'un sachant pratiquer le dialogue et respectueux de ses interlocuteurs. Capable aussi de résister aux pressions de Bercy. Une qualité que devra aussi avoir le ministre de l'Industrie, si l'on veut une vraie stratégie industrielle.

Allez-vous signer l'accord de compétitivité-emploi?
Non. Nous refusons de rentrer dans une logique obligeant les salariés à travailler moins et à gagner moins en cas de difficultés, avec à la clé une rupture du contrat de travail. S'il devait y avoir un tel accord, nous porterions plainte devant le Bureau international du travail. Comme pour le contrat nouvelles embauches (CNE). Le gouvernement devra trancher très vite. Pendant la campagne, le candidat Hollande n'y était pas favorable.

FO est restée à l'écart pendant la campagne. Pourquoi?
Pour être libre et indépendant, il faut l'avoir été pendant la campagne. FO n'a rien coproduit avec Sarkozy, ce sera pareil avec Hollande.

Propos recueillis par Catherine Gasté

Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 12:37

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du vendredi 11 mai 2012

Les attentes sont nombreuses, elles s'expriment et s'exprimeront


Avec un taux de participation élevé, les citoyens ont élu François Hollande président de la République. La démocratie s'est exprimée.

Compte tenu de la situation économique et sociale générale (tant nationale qu'européenne et internationale), l'état de grâce est déjà terminé.

Indépendants pendant la campagne électorale sans être neutres – puisque nous avons rappelé nos positions et revendications –, nous sommes aujourd'hui pleinement libres de notre comportement syndical.

Les dossiers à venir sont lourds.

Le dossier européen d'abord, car il conditionne la politique économique et sociale qui sera mise en œuvre en France et ailleurs.

Nos positions sont connues et on ne peut pas se satisfaire d'un complément aux traités d'austérité, c'est la logique même de l'austérité qu'il faut remettre en cause. Le moment est propice, y compris s'il faut taper du poing sur la table compte tenu de la situation en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Italie.

Viendra aussi la question du SMIC et du pouvoir d'achat des salaires dans le public et le privé, celle de l'emploi avec le risque de plans sociaux, celle de l'avenir du service public républicain avec l'arrêt de la RGPP puis une vraie évaluation. Rapidement également va venir une première approche du dossier retraites. Nos positions sont connues.

Dans une première étape le futur gouvernement entend, pour les carrières longues, rétablir le droit de partir à taux plein à 60 ans.

Reste à savoir s'il prendra en compte les périodes cotisées ou les périodes cotisées et validées, ce que nous demandons.

Ne pas retenir les périodes validées serait discriminatoire et injuste. N'entreraient pas, en effet, en ligne de compte les périodes de chômage, de congé parental d'éducation, de maladie ou d'accident du travail de plus d'un an ou les deux ans de validation dans le privé pour une femme ayant eu un enfant.

Sur le plan de la méthode, il serait par ailleurs opportun que tout ne se décide plus à l'Élysée. Il faut que le président préside et que le gouvernement gouverne. C'est aussi une question de démocratie.

La question de la modification de la Constitution pour «encadrer» la démocratie sociale n'est pas dans nos préoccupations. Nous considérons même qu'elle serait dangereuse en mélangeant les rôles et responsabilités.

Les syndicats et le patronat négocient, les députés légifèrent. Mélanger les responsabilités conduirait au corporatisme politique. On ne peut être gouvernants et gouvernés.

Les attentes sont nombreuses, elles s'expriment et s'exprimeront.

Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 13:18

Mailly attend de Hollande un "dialogue social normal" avec les syndicats 


07/05/2012 14h18 - FRANCE2012-PRÉSIDENTIELLE-SOCIAL-SYNDICATS-RÉACTION - Monde (FRS) – AFP

 

 

PARIS, 7 mai 2012 (AFP)- Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a espéré lundi que président élu François Hollande et son prochain gouvernement auront un "dialogue social normal" avec les organisations syndicales.


"J'espère que nous aurons un dialogue social normal, c'est-à-dire dans le respect du rôle des interlocuteurs", a affirme à l'AFP le numéro un de FO, en écho aux propos de M. Hollande se présentant comme un candidat normal.


Selon M. Mailly, "des relations normales, cela veut dire qu'on ne soit pas critiqués, traités de corps intermédiaires, stigmatisés, car cela ne ferait qu'envenimer les choses", a-t-il dit en référence aux critiques adressées durant sa campagne par Nicolas Sarkozy aux syndicats.

Un "dialogue normal" veut dire aussi "qu'on n'a pas besoin d'inscrire dans la constitution qu'il faut nous consulter, avant de prendre une décision. En démocratie ça doit se faire naturellement", a-t-il jugé. Dans son projet, François Hollande prévoit d'inscrire l'obligation de concertation avec les partenaires sociaux dans la Loi fondamentale.


Toujours "sur la méthode", M. Mailly souhaite "un président qui préside et un ou une Premier ministre qui gouverne". "Qu'on retrouve une distinction de rôle entre les uns et les autres, c'est important au plan démocratique", a-t-il estimé. Les syndicats reprochaient à Nicolas Sarkozy de monopoliser le pouvoir.


Interrogé sur la conférence sociale prévue à la mi-juillet par M. Hollande, le numéro un de FO estime qu'il faut la "préparer par des réunions bilatérales".


M. Mailly, qui n'avait pas donné de consigne de vote pour la présidentielle - à l'inverse de la CGT qui avait appelé à battre Nicolas Sarkozy - affirme qu'il "se sent libre face au nouveau pouvoir" pour défendre les revendications.


Sur le retraites, il relève déjà "un premier point de désaccord" avec François Hollande qui veut revenir au départ à 60 ans pour les personnes ayant "cotisé" 41 ans, alors que FO demande que soient pris en compte les trimestres "validés" c'est-à-dire y compris les périodes de chômage, de maternité, etc, sinon ce "serait discriminatoire", a affirmé M. Mailly.


Le Smic, le traité budgétaire européen et les risques des plans sociaux sont, selon lui, les premiers gros dossiers sur la table du nouveau pouvoir.


em/db/bma

Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 19:20

Comment… ???

 

Comment trouver les mots justes pour que les  gens du gouvernement nous comprennent…

 On dit qu’il n’y a pas pire sourds que ceux qui ne veulent pas entendre…

 Tous les jours notre Etablissement de Santé et d’Hébergement prodigue ce qu’elle sait le mieux faire :

  • De l’écoute auprès des patients, des résidents et des familles qui en ont besoin.
  • De l’accompagnement dans les gestes de la vie quotidienne… habillage, repas.
  • Des soins corporels toilettes, douches et bains...
  • De la rééducation fonctionnelle pour maintenir une autonomie le plus longtemps possible.
  • De l’adaptation pour palier à un déficit via le service d’ergothérapie.
  • De la restauration de qualité et personnalisée aux besoins de chaque résidents et patients et qui tient comptes des régimes médicaux.
  • De l’hygiène dans l’entretien des vêtements qui sont confiés par les résidents et dans celui du gros linge de l’hôpital.
  • De l’animation qui est aussi stimulation intellectuelle et maintient des performances cognitives de nos résidents.
  • De l’entretien des bâtiments, ménages des chambres et des parties collectives.
  • De la maintenance de l’ « outil de travail Hôpital-Résidence » par les services de maintenance.
  • De l’entretien paysager et du fleurissement intérieur par le service Espace Vert.
  • De l’accueil personnalisé par les services administratifs.
  • De la cohérence dans les prises en soins avec la complémentarité entre le SSIAD, le secteur Sanitaire et le secteur EHPAD.
  • … et tellement d’autres services par d’autres compétences.

 

Des choses se voient, d’autres non mais rien ne saurait fonctionner s’il manquait un corps de métier…

Depuis trop longtemps les budgets alloués par les organismes de tutelles ARS et Conseil Général, sont à la baisse, chaque année c’est un budget qui est reconduit en dessous du coût de la vie…

A cela se surajoute de couteuses mises aux normes et autres obligations (accessibilité, désenfumage, formation aux gestes de secours …). On force ainsi les directions à jouer sur la seule variable d’ajustement… le personnel

Mais moins de personnels c’est moins de présence auprès des résidents et des patients…

Au nom de la traçabilité ce sont des heures et des heures que le personnel doit passer à remplir des relevés, à tracer des actes, à retranscrire…tout ça pour alimenter des données qui nous dirons qu’on bosse mal et qu’on ne dit pas assez ce qu’on fait….

 

Et pourtant… notre établissement est performant dans la prévention, le personnel est soucieux de la qualité des soins qu’ils donnent, il a toujours fait preuve de bonne volonté pour revenir sur des jours de repos dès qu’on lui demandait de remplacer au pied levé une absence…

 

Mais maintenant….il y a eu déjà des contractuels à qui on a n’a pas renouvelés les contrats.

Il y a  eu une réduction du temps infirmier de nuit et de dimanche et fériés…

Il y a eu une réduction du temps aide soignant et ASH de nuits…

Les personnels restants se retrouvent presque à flux tendu et à partir de juin c’est encore un tour de vis supplémentaire qui est donné avec la suppression pour insuffisance de budget de 7,5 postes plein temps de contractuels ASH (qui dans notre structure participent pleinement aux soins avec les aides soignantes)…

 

Alors on est en droit de s’interroger sur ce qu’il ne faudra plus faire à l’avenir…

Moins de toilettes… de bains… après tout les personnes âgées n’en prenaient pas souvent chez eux… !

Moins d’aide à la marche… on gagnera du temps à utiliser les fauteuils !

Moins d’aide aux repas… tiens vous n’avez rien mangé…vous mangerez mieux demain !

Moins de stimulations cognitives… laisse tomber… il ne comprend rien c’est un Alzheimer !

Moins de changes, de changements de positions…

 

Si on raisonne en gain de temps… en gain de personnel… il n’y a qu’à « faire à la place » du résident plutôt que de rester dans le « faire-faire » qui maintient l’autonomie…

 

Soigner est un métier, qui ne trouve son aboutissement que dans le désir de rendre l’autre plus autonome…

La dépendance se combat avec l’entretien des gestes acquis, retarder, ralentir sa survenue ne se fera pas sans le maintien des ratios de personnels suffisants…

Où sont passés les plans « Grand Age » et « Alzheimer » qui devaient porté le ratio à 1 soignant pour 1 résident ???

La génération qui à créer la sécurité sociale d’après guerre sera la première sacrifiée par le manque de considération des instances de tutelles pour eux…

 

Et le personnel…

Dans les services de soins il est à la limite de l’épuisement, le « Burn-out »

Les arrêts de travail se multiplient, rendant plus difficile la tâche de ceux qui restent ou qui reviennent sur des repos…

Le risque de « maltraitance institutionnelle » par négligence ou manque de temps se profile aux portes de l’établissement…

Mais ce jour là… c’est le soignant qui sera puni… pas les organismes de tutelles qui l’auront épuisés par manque de dotations et de budgets insuffisants…

 

Et demain…

Les lits de médecine de proximité disparaîtront peut-être comme à Villaines la Juhel…

Les hospitalisations se feront donc plus loin pour nos personnes âgées, tout ceci les coupant un peu plus de leur environnement familial et de leurs amis proches…

Quel avenir alors… pour le projet de maison de « Maison  Médicale de Santé » de la ville d’Evron si il ne peut plus s’appuyer sur un service de médecine de proximité… ?

Quel sera l’attractivité pour les jeunes médecins de la grande communauté de commune ?


Allez mesdames et messieurs du Gouvernement, encore un tour de vis!

Et nos joyeuses EHPAD redeviendront de tristes et lugubres « Hospices » !

 

Evron le 3 mai 2012

Xavier Beghin

Secrétaire syndicat Force Ouvrière

 

Par Force Ouvrière Santé Mayenne - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 08:26

Les représentants Force Ouvrière Santé dénoncent la dégradation de la prise en charge des patients et des résidents, ainsi que des conditions de travail du personnel au sein des établissements sanitaires de la Mayenne.

Les mesures décidées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publics (RGPP) constituent aujourd’hui une remise en cause profonde des services publics républicains à laquelle l’hôpital, les secteurs médico-sociaux n’échappent pas. L’insuffisance des moyens alloués aux établissements, oblige ces derniers à réduire les effectifs (seul variable d’ajustement pour les directeurs). Les services publics de santé sont gérés comme une entreprise et les soins comme des prestations à rentabiliser, ce qui conduit à une médecine à deux vitesses. Au final, cela se traduit par la dégradation des conditions de travail et l’appauvrissement de la qualité des soins prodigués.

Un grand nombre d’établissements de la Mayenne, se voit imposer par l’Agence Régionale de Santé (ARS), des restructurations et réorganisations, sans aucune concertation avec le personnel, leurs représentants et la population. Ce qui se traduit par exemple :

  • Villaines la Juhel : perte des 10 lits de médecine, donc une perte de soins de proximité. Les lits de médecine les plus proches sont à 30 kilomètres. Demain qu’en sera-t-il pour Ernée,Craon, Evron…, qui possèdent moins de 20 lits, chiffre non rentable pour l’ARS ?
  • Mayenne :
    • Les urgences de l’hôpital débordent de patients relevant de la médecine, pour lesquels il n’y a pas de lit, il en découle :
      • une occupation des lits de chirurgie,
      • déclenchement récurrent du plan blanc,
      • création régulière de services temporaires, avec rappel du personnel en repos.
    • Projet de restructuration de la filière gériatrique et de la chirurgie, basé uniquement sur des considérations financières.
  • Château Gontier : des patients de cardiologie sont accueillis en maternité.
  • Laval : le temps de prise en charge des patients est de plus en plus long aux urgences. Le retour à l’équilibre financier a imposé des diminutions de poste au détriment de la qualité des soins.
  • Evron : suppression de postes de nuit d’ASH et de temps d’infirmiers, ce qui se répercute sur la charge de travail la journée.

 

Les EHPAD (maisons de retraite) subissent de plein fouet ces restructurations qui entrainent des diminutions des effectifs dans un contexte de prise en charge de résidents de plus en plus dépendants et demandeurs de soins :

  • Moins de temps au chevet des résidents :
    • Normalement, les aides soignantes apprennent lors de leur scolarité qu’il faut 20 à 40 minutes pour faire une toilette à une personne dépendante. Sur le terrain, l’agent n’a que 8 à 12 minutes pour réaliser ce soin indispensable. Dans certains établissements, les bains et les douches sont assurés au compte gouttes.
    • Les nouvelles conditions de travail ne favorisent pas l’autonomie : par exemples, utilisation des fauteuils roulants ; donner à manger à un résident qui pourrait manger seul, à son rythme… Tout ça pour gagner du temps.
    • Le temps d’animation, d’ergothérapie, les sorties… se réduisent comme peau de chagrin.
  • Utilisation de personnel contractuel non qualifié (emplois précaires, contrats aidés…) et glissement de tâches. Exemples, les ASH chargés d’entretenir les locaux, font les toilettes ; un chômeur de longue durée initialement envoyé par pôle emploi pour l’entretien des locaux peut se retrouver du jour au lendemain en train de faire une toilette à un résident.

Une société qui ne respecte pas ses anciens, n’est pas digne. La dépendance doit reposer sur la solidarité, sur la dignité, sur l’accompagnement chaleureux d’une main qui se tend ou d’un sourire qui réconforte : la main tendue et le sourire ne sont pas facturables.

Les conditions de vie pour les patients et les résidents deviennent insupportables. Les agents culpabilisés par les corps de directions ne peuvent plus cautionner cet état de fait.

Les agents subissent quotidiennement des pressions inadmissibles (rappel sur les repos, sur les congés, augmentation des cadences, horaires à la carte, non respect du temps de travail légal…).

Les absences pour raisons de santé sont en hausse constante depuis 2007. Les accidents de travail, touchent plus d’agents (+ 10 %), plus souvent (+ 26 %) et plus longtemps (+ 18 %).

Ces chiffres traduisent les contraintes physiques et morales des agents.

Le mal être des agents, dû à la dégradation constante des conditions de travail se répercute directement sur la qualité de la prise en charge des patients et résidents.

Devant ce constat accablant de notre système de santé en Mayenne, le Groupement Départemental Santé Force Ouvrière de la Mayenne, exige la fin des suppressions de postes, la fin des fermetures de lits et de services. Il faut remettre le patient et le résident au centre des préoccupations des services de soins. La prise en charge des patients et des résidents ne doit plus être basée uniquement sur des considérations financières.

Par Force Ouvrière Santé Mayenne
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